| jeudi 12 janvier 2012, a 16:23 |
| Les 7 merveilles de la Brie |
Le Journal de la région "Le Pays-Briard" organise pour ses lecteurs un concours afin que ceux-ci par leurs votes élisent parmis des dizaines de monuments et sites de la région, les 7 plus remarquables !
Le chateau de Montmirail fait bien entendu parti de cette liste !
|
|
| jeudi 22 décembre 2011, a 22:06 |
| La colonne de 1814 aux enchères ! |
Lors d'une vente aux enchères consacrée à Napoleon 1er qui s'est tenue le weekend dernier à l'Hôtel de ventes d'Epernay, une des enchères à attirée mon attention :
Un grand bandeau de tissu peint à l'encre représente une colonne napoléonnienne. S'agit-il d'un projet pour le mémorial de la bataille de Montmirail installée à Champaubert et pour celui de Marchais, en direction de l'Aisne, du 11 février 1814 ? Il est estimé à 300 €.
|
|
| vendredi 25 novembre 2011, a 16:33 |
| Livre de Jardin Traitant de Montmirail 1/2 |
Je ne résiste jamais à vous faire part de la découverte d'un livre qui évoque Montmirail, voici donc un livre consacré aux jardins qui n'oublie pas notre chateau et son Le Nôtre à la Française !
|
|
| mercredi 14 septembre 2011, a 13:52 |
| Le Train "La Ville de Montmirail" |
7 -Locomotives de France (Est Nos 1 à 25 Machine No 65, "La Ville de Montmirail",construite par Ch. Derosne et Cail, à Paris en 1847, transformée à 2 essieux couplés aux ateliers de la Compagnie, à Epernay, en 1868
|
Diamètre de la chaudière: Surface de grille: Surface de foyer: Surface de tubes: Surface totale: Timre de la chaudière: Diamètre des roues motrices: Diamètre des porteuses: Ecartement d.r. extrêmes: Diamètre des cylindres Course des pistons: Ecartement d'axe en axe: Poids de la locomotive .....à vide: .....à charge: Longueur de la machine seule: |
1 m 100 1 m2 03 7 m2 62 69 m2 28 76 m2 90 7 kgs 5 et 8 kgs
1 m 720 1 m 100 3 m 395 0 m 380 0 m 560 1 m 888
25.969 28.636
7 m 775 |
|
|
| samedi 06 août 2011, a 22:21 |
| çà tourne au Château ! |
Coupures de presses tirées du journal L'UNION, qui parle d'un tournage en tenue d'époque qui a eut lieu au Château.
|
|
| vendredi 05 août 2011, a 16:12 |
| Le char Montmirail ***1ère partie*** |
La Deuxième Compagnie de Chars était composé de :
Section de Commandement:Chars "Austerlitz" (avec Capitaine de Witasse), "Iéna" (Après sa destruction remplacé par Iéna 2) et "La Moscova". Radio Half-Track, "Terre de France". Jeep, "Die Rache" et moto "Luneville".Hors de rang: 4 camions Dodge 6x6: ( carburant/munitions, bureau, cuisine et, une réserve). Un Half-Track dépannage.
Trois sections, chaque de 5 chars dont :
Première Section. "Montmirail" (Char de commandement, Lieutenant Louis Michard), "Champaubert" (Après sa destruction remplacé par Champaubert 2) , "Arcis-sur-Aube", "Montereau" (Après sa destruction remplacé par Montereau 2), "Romilly".
"Montmirail"
Un char très chanceux! Frappé par des obus perforant à trois différentes occasions, mais à chaque fois réparé. Frappé d'un coup sur la tourelle à la Forêt d'Écouves, Normandie, le 11 août 1944. Frappé sur la tourelle à Petitmont le 16 novembre 1944. Frappé sur la tourelle encore par un fantassin avec un Bazooka à Grussenheim le 28 janvier 1945. Deuxième char à pénètrer dans Paris le 24 août 1944. Le char est encore fréquemment utilisées sur le souvenir des parades.
|
|
| lundi 06 juin 2011, a 23:56 |
| Le char Montmirail ***3ème partie*** |
LE BAPTÊME DU FEU
Le 16 Novembre, nous sommes à Laire, à la fin d'une journée très dure. Le 17, nous nous ruons vers Héricourt, après avoir libéré Tavey sur notre lancée. Nous voici à l'entrée de Héricourt où une barricade ferme la route Impossible de la démolir au canon. Sous la protection de nos armes, les gars du Génie vérifient si la route n'est pas minée. Comme elle ne l'est pas, nous passons en bousculant la barricade. Notre objectif : prendre intact le pont de la Lizaine. Une terrible explosion ébranle l'air, un pont saute quelque part. Il n'y a pas de temps à perdre, il faut faire vite si nous voulons remplir notre mission.
A toute allure, le peloton fonce, passe le dangereux carrefour de la route de Montbéliard. Le "Montmirail" et le "Montebello" franchissent le pont de la Lizaine, les autres chars protégeant les arrières. Une section du R.M.L.E. avec le Capitaine Simonet nous accompagne. Le feu ennemi fait des trous dans les rangs des légionnaires. L'adversaire contre-attaque avec rage, mais le "Montmirail" et le "Montebello" anéantissent ces assauts par le feu du canon et des mitrailleuses. L'ennemi voudrait reprendre le pont et y met le prix. Nous sommes pris à parti depuïs les fenêtres; on tire sur nous au panzerfaust par les soupiraux. Le "Montmirail" est touché, par bonheur sans gravité. Malgré tous les efforts de l'ennemi, les chars resteront maîtres de la situation. Des tirailleurs marocains arrivent enfin en renfort et vont nettoyer les derniers nids de résistance qui nous menacent encore. La nuit tombe, le 3e peloton reste sur les positions qu'il vient de conquérir après cette chaude lutte. L'équipage du "Montebello" profite de ce répit pour nettoyer toutes les armes du char, pendant que le "Montmirail" va faire panser le trou qu'il a à l'avant.
|
|
| samedi 14 mai 2011, a 11:23 |
| Le char Montmirail ***4ème partie*** |
UNE VISITE DU GENERAL DE LATTRE
Vers 20 heures, les hommes du "Montebello" ont la surprise de recevoir la visite du Général de Lattre de Tassigny, accompagné de nombreux officiers généraux. Le Commandant en Chef s'entretiendra quelques instants avec Durbans, celui-ci étant un ancien de la 14e Division d'Infanterie commandée par le Général pendant la campagne 1939-40. Le lendemain, 18 Novembre, alors que Héricourt se réveille libre nous comprenons pourquoi l'ennemi s'était tant acharné pour nous déloger du pont et nous le reprendre : l'ouvrage était miné et prêt à faire sauter. Grâce à notre manoeuvre hardie et rapide, ses plans ont été déjoués et le pont a été gardé intact.
La population nous fait fête et nous vivons dans une ambiance de folle joie et d'allégresse. Mais la guerre n'est pas terminée, Belfort se trouve à portée de main et au-delà l'Alsace nous attend. Durbans a hâte de pénétrer avec son "Montebello" dans notre chère province, n'est-il pas Mulhousien d'adoption et de coeur ?
Les chars du peloton font leurs pleins : essence, munitions, vivres.
Tout est prêt et même le "Montmirail" revient, sa plaie pansée par un gros bouchon de bois ! Démarrage vers 11 heures petit arrêt au milieu de la ville, puis direction Belfort. Le groupe "Marengo"-"Montmirail" roule en tête, suivi du groupe "Montebello" - "Marne". Nos légionnaires ne sont pas là aujourd'hui , et exceptionnellement un pâle soleil perce la grisaille des nuages.
Le 1er R.C. est prêt à subir l'épreuve du feu. Il est commandé par le Lieutenant-Colonel du Breuil. Le régiment fait partie du Combat Command n° 4 (C.C.4) sous les ordres du Colonel Schlesser.
A la tête du 3e escadron se trouve le Capitaine Détroyat. L'Aspirant d'Oléon commande le 3e peloton (Les victorieux), cinq chars sont sous ses ordres : le sien, le "Marignan". le "Marengo", le "Montmirail", le "Marne" et enfin, le "Montebello".
|
|
| lundi 25 avril 2011, a 21:51 |
| Le char Montmirail ***5ème partie*** |
UN COMBAT ACHARNE La colonne progresse lentement et s'approche d'un solide position allemande sur laquelle nous avos été renseignés : la barricade de Brévilliers. Tout à coup, alerte : l'ennemi a ouvert le feu et s'est révélé. Le groupe "Marengo"-"Montmirail" suivi du "Marignan" déboite à droite de la route et engage le duel. Le "Montebello" et le "Marne" prennent sous leur feu la crête du mamelon à gauche. Les trois chars de droite essaient d'avancer, mais l'adversaire est solidement retranché et bien pourvu d'armes antichar. Le combat croît avec acharnement et en intensité.
C'est alors que le "Montebello" suivi du "Marne" va tenter de contourner la résistance par la gauche et prendre le revers. Le "Montebello" escalade le monticule et déloge une nombreuse infanterie terrée dans des trous individuels et abondamment pourvue de panzerschreck. Mais un incident à bord l'oblige à marquer un temps d'arrêt dans sa progression. Malz vient de se faire écraser un doigt par la culasse du canon. Vite Durbans lui fait un pansement grâce à la trousse de premier secours, et Malz, en attendant son évacuation, changera de place avec l'aide-pilote Laverlochère. Le char reprend sa progression toujours suivi du "Marne". Va-t-il réussir dans son entreprise ? Ses obus sont tirés à bon escient et la résistance ennemie commence à se replier.
|
|
| mercredi 30 mars 2011, a 10:43 |
| Le char Montmirail ***6ème partie*** |
LA FIN DU "MONTEBELLO"
Mais l'ennemi avait gardé en réserve une carte maîtresse : un canon de 75 PAK, camouflé à la lisière du bois, à mille mètres à droite, et le char qui avance victorieusement est stoppé brutalement par un obus en pleine tourelle (Ce même canon touchera peu après le "Marignan", tuant le tireur et blessant grièvement l'Aspirant d'Oléon et son chargeur). Quelques fractions de secondes après, un panzerschreck traverse le poste avant. D'énormes flammes jaillissent aussitôt. Pendant de longues minutes, rien ne bouge à bord. Seraient-ils tous morts ? Non, car enfin une silhouette se profile dans la tourelle, une silhouette semblant immense dans les flammes, homme tenant son ventre et grimaçant de douleur qui essaie d'ouvrir les volets du poste avant. Les balles traçantes ennemies s'acharnent sur le char touché à mort, cherchant à abattre complètement l'homme meurtri. Il chancelle... touché ? Non ! Il retourne à la tourelle et dans un dernier effort il aide, miracle, un autre homme à sortir de là. C'est Girard, gravement atteint à une jambe (Girard trouvera la mort quelques années plus tard, dans une embuscade en Indochine). Malgré leurs souffrances, ils arrivent à glisser au bas au char, à ramper et, s'aidant mutuellement, à se traîner jusqu'au fossé de la route. Laverlochère, au poste de chargeur, avait littéralement explosé avec l'obus de 75 PAK qui perça la tourelle entre les têtes du chef de char et du tireur. Les malheureux Lugat et Malz, au poste avant, furent déchiquetés par le panzerschreck. Le "Marignan" vient jusqu'au fossé de la route prendre Durbans et Girard grièvement blessés et les amènera aux premières maisons. Mais les deux survivants emportent la vision inoubliable de leur "Montebello" dont les flammes montent haut dans le ciel et qui est devenu le four crématoire involontaire de leurs trois camarades qui, partis joyeusement pour libérer la Patrie, sont morts pour que vive la France.
|
|
| dimanche 13 mars 2011, a 22:23 |
| Les Zouaves à Montmirail |
Si vous vous êtes intressé à l'histoire de Montmirail, ou êtes simplement collectionneur de cartes postales anciennes, vous êtes sans doute tombé sur le document ci-joint en vous demandant ce que cela représentait.
Voilà ce que l'on peut en dire :
Les régiments de Zouaves durant la guerre 1914-1918
1er Régiment de Zouaves
Bataille de la Marne (6 – 13 sept.) : Montmirail (9 sept) Château-Thierry (10 sept.)Terrible surprise. Le premier choc est rude et sanglant, mais les zouaves du ler restent face à l'ennemi. Ce n'est que menacés sur leurs flancs et par ordre qu'ils entament, la rage au cœur, le mouvement de repli qui les conduit successivement à Clermont (25 Août), Ribemont (30 Août), Guise, (1er Septembre), Montmirail, Monceau-les-Provins (6 Septembre 1914).
2ème Régiment de Zouaves
Vers Charleroi : Coret, Mettet, Florennes, (21-23 août)
Bataille de la Marne (6 - 13 sept.) : Courgivaux, Petit Morin (6-7 sept)
II appartient à la 37e division d'Afrique et il est constitué au camp de Sathonay avec un bataillon parti d'Oran (1er) et les 5e et 11e, sous le commandement du colonel Godchot.
Le 29 aout, il attaque en direction de Bertaignemont puis, il franchit l'Aisne le 1er septembre afin de ne pas être encerclé, la Marne à Dormans le 3 septembre et la Seine le 5.
Rôle secondaire pendant la bataille de la Marne, mais participe à la poursuite de l'ennemi jusqu'a Montmirail le 10 septembre.
Régiment de Zouaves, 2ème bis
1914 Bataille de la Marne (5 au 13 septembre)
|
|
| vendredi 25 février 2011, a 18:13 |
| 1814 - 1914 |
Une carte postale rare, qui commémore les 2 guerres que Montmirail à connu, la campagne de France sous le1er empire et 100 ans pile plus tard, la grande guerre...
|
|
| mercredi 09 février 2011, a 18:36 |
| Le 2nd volet de la précédente peinture, par le même artiste |
Prisonniers russes défilant sur le boulevard Saint-Martin en 1814 ; Les Prisonniers russes défilant sur le boulevard Saint-Martin à Paris, après la bataille de Montmirail, 17 février 1814
DELECLUZE Etienne Jean (1781 - 1863)
H. en m 0,650 ; L. en m 0,350
Versailles ; musée national du château
Un détachement d'officiers et de soldats russes, faits prisonniers... passe sous le porte Saint-Martin, se dirigeant sur le boulevard, escorté par le garde nationale. Les soldats exténués de fatigue et de faim, reçoivent du pain des spectateurs. Leurs officiers s'opposent autant qu'ils le peuvent à ce que leurs soldats acceptent les secours.. (description de l'auteur). Le 17 février 1814, après la bataille de Montmirail Donné par l'auteur au Musée de Versailles le 13 juin 1862, avec une lettre dans laquelle il décrit cette composition |
|
| mardi 25 janvier 2011, a 23:27 |
| Même un triomphe à son lot de morts et de blessés |
Title : Blessés de la garde impériale rentrant à Paris en 1814 ; Les blessés français rentrant dans Paris après la bataille de Montmirail, 17 février 1814 (autre titre)
Date : 1814
Artiste : DELECLUZE Etienne Jean ; né en 1781 ; mort en 1863
Description : aquarelle
Format : H. en m 0,350 ; L. en m 01,040
Source : Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
|
|
| samedi 18 décembre 2010, a 19:51 |
| Le désastre de Blücher vu à l'Est |
Illustration parfaite de l'article précédent, ce document, relatant la bataille de Montmirail, dans une langue que je ne saurais définir, çà n'est pas de l'Allemand, peut être du Polonais ?...
|
|
| jeudi 02 décembre 2010, a 14:36 |
| Une nouvelle représentation de la victoire de Montmirail |
Les nombreux ouvrages qui retracent les évènements, notamment militaires sous le 1er empire, évoquent souvent la bataille de Montmirail.
Il y a les ouvrages Français, mais plus souvent étrangers, car l'Europe toute entière vivait à cette époque au poult de l'Empereur Napoléon 1er.
Aussi il n'est pas rare de trouver des cartes, des lithographies ou autres documents illustrants la bataille de Montmirail, en langue Italienne, Allemande (Autriche, Prusse), et bien entendu en Anglais.
|
|
| mercredi 17 novembre 2010, a 14:44 |
| Journées du Patrimoine 2010 |
|
|
| mercredi 27 octobre 2010, a 11:39 |
| Le bienheureux Jean de Montmirail |
Jean de Montmirail, appelé aussi Jehan de Montmirail, (1165 - 29 septembre1217)
était
Introduction
Connétable de France, il sauva la vie de Philippe-Auguste à Gisors et participa à la quatrième croisade. Il se retira comme moine à l'Abbaye de Longpont.
Il est le fils d'André de Montmirail et d'Hildiarde d'Oisy (†1177), vicomtesse de Meaux, Dame d'Oisy et de Crèvecoeur.
Il épouse Helvide de Dampierre et de Bourbon
Il eut pour descendant :
|
|
| lundi 11 octobre 2010, a 11:18 |
| Le bienheureux Jean de Montmirail ***2nde partie*** |
Son Histoire
Jean, fils d'André, naquit en 1165 à Montmirail, petite ville de Champagne. Il fut un bel enfant aimable, gracieux, soumis, respectueux, doué du plus heureux caractère et faisant la joie, la gloire et l'orgueil de ses parents. Ayant perdu sa mère dans sa première jeunesse, il reçut de la seconde femme de son père, la Comtesse de la Ferté-Gaucher, les marques de la plus grande affection et les leçons des plus grandes vertus. André ne négligea rien pour que l'éducation de son fils fût complète. Il voulut qu'il l'emporta sur tous les autres Seigneurs de son temps, non seulement par la fortune, mais encore par la qualité de l'esprit et du cœur. Jean surpassa toutes ses espérances. Il étudia la langue latine, le droit romain. Il devint fort instruit dans le droit coutumier de Vitry et de Cambrai : il en donna des preuves dans le cours de sa vie et s'en montra un fidèle observateur. Il mérita à bon droit le titre de grand justicier. Aucun Seigneur ne fut comparable à Jean en politesse comme en courage. On peut même dire qu'il fut le type du vrai baron français.
Lorsqu'il fut ainsi accompli en tous genres, André ne put se dispenser de produire à la cour son fils qui était du même âge que Philippe, fils de Louis VII. Le jeune Seigneur de Montmirail fut accueilli avec la plus grande bienveillance. Jean brilla à la cour de Philippe Auguste. Il était alors le premier seigneur par son rang, sa fortune, l'illustration de sa naissance, ses qualités. Il était Baron de Montmirail, Comte de La Ferté-Gaucher, Seigneur de la Ferté sous Jouarre, de Tresmes, d'Oisy, de Crèvecœur, de Bandelues, de Condé-en-Brie, de la Fere, de Saint-Gobain, de la Chapelle en Brie, Vicomte de Meaux et Châtelain de Cambrai mais il surpassait tous ces titres par les dons du Corps et de l'esprit. Son crédit était immense. Il se fit chérir de son Roi : une amitié intime se forma entre les deux jeunes gens. Il devint non seulement l'ami mais le favori et plus tard conseiller de Philippe Auguste.
Philippe Auguste le décora du titre de Baron et c'est avec cette distinction qu'il figure dans le traité conclu entre le Roi de France et Blanche, Comtesse de Champagne. Voulant prévenir les dangers auxquels les faveurs du monarque pouvait exposer son fils, la Comtesse de la Ferté-Gaucher lui proposa de contracter alliance avec une femme digne de lui par sa naissance ses qualités et son éducation. La Comtesse fit un choix des plus heureux et lui présenta pour compagne Helvide de Dompierre et de Bourbon, troisième sœur de Gui de Dompierre et de Bourbon. Philippe Auguste ne fut sans doute pas étranger à une alliance aussi bien assortie
|
|
| mardi 28 septembre 2010, a 13:26 |
| Le bienheureux Jean de Montmirail ***3ème partie*** |
L'historien contemporain de Longpont (histoire du Bienheureux Jean) nous le présente comme un guerrier fameux et en fait l'éloge le plus pompeux : « Jean de Montmirail, ce Prince digne de toute notre admiration, aussi distingué par ses qualités du corps que de l'esprit tenant avec gloire le premier rang dans toute la France, se montrait le plus intrépide, déployant partout sa libéralité, suivant la coutume de ce noble temps »
Voici reproduit le seul trait que nous ayons de son courage :
Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste s'étaient réconciliés pour la croisade, mais l'harmonie ne pouvait durer longtemps entre ces deux héros qui semblaient être nés pour rivaliser de gloire. Après leur retour de Terre Sainte, il fut question d'exécuter le traité conclu en Palestine et par lequel le Prince anglais devait rendre à la France Gisors et le Vexin, qui avaient été donnés à Marguerite et ensuite à Alix, sœurs de Philippe. Gisors avait été pris en 1106 par Henri Ier Beauclerc à Louis VI le Gros. Mais sur le refus d'obéir aux lettres de Richard, arrêté prisonnier en Allemagne, Philippe entra de force dans le Vexin, prit Gisors et fit prisonnier le Comte de Gloucester. Richard ayant obtenu sa liberté d'Henri Empereur d' Allemagne rassembla secrètement une armée et vint fondre sur le Vexin avec 1500 cavaliers et 40000 fantassins. Le Roi Philippe, courroucé, voulut se rendre au fort de Gisors, accompagné seulement de 500 lances. Ne voulant pas reculer devant son vassal, alors qu'il allait être entouré par les Anglais, il refusa de rebrousser chemin. Abandonné par sa troupe qui ne pouvait le suivre au milieu de ses ennemis, il allait infailliblement être fait prisonnier, lorsque Jean se précipita au milieu de leurs rangs, porte des coups rapides et vigoureux, parvient à écarter une multitude d'ennemis et permit à Philippe de s'échapper sain et sauf et de rentrer à Gisors. Revenant promptement à Paris, il rassemble ses troupes et fit payer cher à Richard sa surprise. Jean se hâta de retourner à Montmirail et réunissant la noblesse et les gens de guerre de ses terres, il amena au Roi un renfort considérable. Les Anglais furent repoussés partout. Philippe Auguste arracha de force des mains du Roi d'Angleterre Gisors et toute la Province.
|
|
| jeudi 09 septembre 2010, a 21:51 |
| Le bienheureux Jean de Montmirail ***4ème partie*** |
Jean renonce bientôt à la vie mondaine. Il établit en 1200 un ermitage en la forêt de Beaumont, à une demi-lieue de Montmirail et devait plus tard se consacrer à Dieu.
Sa vigilance à maintenir partout le bon ordre peut se comparer à la sollicitude pastorale d'un évêque. Il déploya un zèle infatigable pour prévenir les scandales, arrêter les abus, pour détruire le mal pour pourvoir aux besoins des peuples confiés à ses soins et pour faire appliquer partout la justice. Il parcourait ses domaines, redressant les torts de ses officiers, rendant à chacun ce qui lui était dû. Il fut bon avec les faibles et sévère avec les forts, les méchants et les scélérats
Nous ne saurions citer toutes les chartes de Jean envers les églises et les couvents :
Cette dernière charte nous apprend que Jean avait déjà à cette époque trois enfants en âge de donner leur consentement aux actes de leur père. La date de son mariage avec Helvide de Dampierre n'a jamais été précisée. D'après diverses chartes et cette particularité qu'il se maria fort jeune, il semble qu'on puisse fixer l'époque de son mariage au plus tard vers 1185 :
- Jean de Montmirail épousa Helvide de Dampierre, soeur de Guy de Dampierre, qui eut pour enfants, Archambault, le grand seigneur de Bourbon, père entre autres de Marguerite de Bourbon, Reine de Navarre, Comtesse de Champagne et de Brie, et Guillaume de Dompierre, Comte de Flandre et de Hainaut[4].
Jean se montra également généreux envers :
- le prieuré de N.D. du Charme, de l'Ordre de Fontevraux, au Diocèse de Soissons et lui fit d'importantes donations en 1202.
- Charte en faveur de L'Abbaye du Verger. Acte portant destination primitive de la maison du Verger fondée dans le Petit Marais (1209)
- Établissement de Charité fondé à Paris en 1202, en faveur de l'Abbaye du Val Secret.
- Donation aux monastères de Jouy, de Saint-Jean des Vignes, du Mont-Dieu, qui prit plus tard le nom de l'Amour-Dieu et du prieuré Saint-Étienne à Montmirail (1203)
- Consentement à l'échange de terres qui avait été conclu entre Hugues de Crèvecœur, vassal de Jean et l'église Saint-Aubert à Cambrai. (1206)
- Fondation de l'hôtel-Dieu à montmirail. (1207)
- Louis, fils aîné du Roi des Français atteste que Jean de Montmirail a garanti au Roi jusqu'à concurrence d'une somme de mille Livres, la fidélité de Hellin de Wavrin le Jeune, sénéchal de Flandre. (1213)
Jean Ier de Montmirail mourut à Longpont le 29 janvier 1217 à l'âge de 52 ans. |
|
| dimanche 29 août 2010, a 11:49 |
| Le bienheureux Jean de Montmirail ***5ème partie*** |
Son tombeau Un magnifique tombeau en marbre noir et blanc, fut érigé au bienheureux Jean, dans l'abbaye de Longpont, vers l'an 1250.
On y lisait cette inscription :
IN LONGO PONTE VOLUIT SE SUBDERE SPONTE
OBSEQUIO CHRISTI LAPIDI QUI SUBJACET ISTI
CUJOS IBI CINERES MONTIS MIRABILIS HÆBES
OLIM JURE BEI NOMEN EI (ID EST JOANNIS)
GRATIA SIT CHRISTO QUI NOS DECOBAVIT IN ISTO
AMEN.
AVE MARIA GRATIA PLENA.
Les architectes les plus habiles, dit M. Boitel, déployèrent dans ce mausolée toutes les richesses de leur génie. Au premier étage, on voit étendu le seigneur de Montmirail, encore jeune, revêtu de son armure guerrière, avec le casque et la visière levée. Sa terrible épée repose à sa gauche ; à sa droite est son bouclier chargé de ses armoiries qui sont de gueules au lion rampant d'or. On n'oublia point de mettre aux pieds du bon seigneur son chien fidèle, emblème de la fidélité de ses vassaux et de celle qu'il avait eue lui-même pour le roi son suzerain. Une pierre de la même dimension en largeur et en profondeur que tout le monument, forme le second étage. Jean y est encore représenté, mais dans un costume fort différent. Il est couché et revêtu de la grande robe de religieux de saint Bernard ; ses mains sont enveloppées dans les manches ; son visage est sillonné de rides et sa tête est chauve. On admire le bienheureux en deux conditions fort diverses, comme seigneur terrien et comme humble religieux. Dans ces deux étals il respire une telle majesté qu'au seul abord on est pénétré de respect et de dévotion. Le haut du mausolée est un ouvrage d'architecture ogivale du style le plus pur. Ce couronnement est travaillé avec un art parfait. Il est porté sur des colonnes élégantes et soutenu aux quatre angles par des arcs-boutants. Chaque face est ornée d'une belle rose, d'un riche entablement, de galeries et de clochetons. Quatre anges déploient leurs ailes au-dessus des chapiteaux et présentent au bienheureux une couronne et une palme. Le jour pénètre de toutes parts dans le monument. Ce mausolée et ces statues ont été détruits en 1793. (Dessin établi d'après des gravures qui datent de 1641)
|
|
| mercredi 04 août 2010, a 22:22 |
| *** remerciements *** |
Madame, Monsieur,
A la fin du mois de juin le cap des 15 000 visiteurs à été dépassé. Bien entendu cela peu paraître infime au vu de l'immensité du net et du nombre global d'internautes, MAIS, ramené à la population Montmiraillaise, c'est pas mal du tout.
Ce blog est un vrai bonheur, alors je persiste !
Merci beaucoup de votre intérêt, et à bientôt !
Fabien.
|
|
| mardi 29 juin 2010, a 20:10 |
| Colonne de Marchais en quelques images *** Partie I *** |
Elevée le 15 Août 1866, sur Ordre de Napoléon III, à l'endroit même ou se trouvait l'Empereur Napoélon 1er en 1814.
Ce monument est dû à une souscription nationale. Il est inauguré le 11 février 1867 par Monsieur le comte de Nieuwerkerke, sénateur, surintendant des Beaux-arts et conseiller général de l'Aisne,désigné par Napoléon III pour présider cette cérémonie.
Sources : Commune de Marchais en Brie dont voici le lien :
http://www.sudaisne.com/Departement/cantons/conde/marchais%20en%20brie/marchais_en_brie.html
|
|
| dimanche 13 juin 2010, a 11:23 |
| Colonne de Marchais en quelques images *** Partie II *** |
Dès le matin de cette journée, les gardes nationaux de tous les environs étaient campés autour de la colonne.
Quatre cents hommes de troupe gardaient le monument. A midi la cérémonie commençait. Monsieur Nieuwerkerke reçu par Messieux les préfets de l'Aisne (Ferrand) et de la Marne (Amelin), ils prirent place sur l'estrade et prononcères des discours plusirurs fois applaudis.
Sources : Commune de Marchais en Brie dont voici le lien :
http://www.sudaisne.com/Departement/cantons/conde/marchais%20en%20brie/marchais_en_brie.html
|
|
|
| Présentation |  Madame, monsieur,
Depuis quelques années je me suis passionné pour les vielles pierres. Aujourd'hui je fais le projet un peu fou d'acquérir, rénover et vivre dans une ancienne demeure de maître, un vieux manoir ou pourquoi pas un Château. Vu les prix actuels de l'immobilier, quelque soit la région de France, cela semble être une chimère... Mais puisque le rêve et l'espoir font vivre, je pose la première pierre de mon domaine ce jour Samedi 9 juin 2007 en ouvrant ce blog duquel j'attends de multiples choses !
Merci beaucoup de votre visite.
Fabien TOURNEUX
Envoyer un mail à l'auteur | |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|